Gwénola Ricordeau est sociologue. Elle a soutenu sa thèse de doctorat à l’Université Paris IV – Sorbonne en 2005. Entre 2009 et 2017, elle a été maitresse de conférences à l’Université de Lille 1. Elle est depuis professeure assistante en justice criminelle a la California State University, Chico.

Ses premiers travaux portent sur les proches des personnes incarcérées, le genre et les sexualités en prison. Gwenola Ricordeau est notamment l’auteure de Les détenus et leurs proches. Solidarités et sentiments à l’ombre des murs (Autrement, 2008) et avec Régis Schlagdenhauffen, elle a codirigé le numéro « Sexualités et institutions pénales » (Champ pénal/Penal Field, 2016).

Ses recherches portent également sur les contestations du système carcéral et sur l’abolitionnisme pénal. Avec Joël Charbit, elle travaille en particulier sur les syndicats et les grèves de prisonniers. Elle a aussi écrit Pour elles toutes. Femmes contre la prison (Lux, 2019).

Dans ses travaux plus récents, Gwenola Ricordeau s’intéresse à la question du système pénal sous l’angle de la patrimonialisation et de la culture populaire, notamment le cinéma et les musées. Elle a notamment codirigé avec Fanny Bugnon le numéro « Système pénal et patrimonialisation : entre lieux de mémoire et tourisme carcéral » (Déviance et société, 2019). Mais Gwenola Ricordeau écrit aussi sur les questions de justice en général aux États-Unis et en France.


Gwenola Ricordeau a également travaillé sur les migrations par le mariage et les rapports sociaux de sexe et les mouvements sociaux (notamment les mouvements de femmes) aux Philippines. Avec Asuncion Fresnoza-Flot, elle a codirigé International Marriages and Marital Citizenship (Routledge, 2017). Avec Hélène Le Bail et Marylène Lieber, elle a codirigé le numéro « Migrations par le mariage et intimités transnationales » (Cahiers du genre, 2018) et avec Asuncion Fresnoza-Flot, Julien Debonneville, le numéro « Mobilités dans le Sud globalisé : altérité, racialisation et fabrique des identités » (Civilisation, 2020).